pommier du japon

Pommier du Japon : on vous en dit plus

Le pommier du Japon est un de ces arbres que l’on peut planter dans nos contrées pour égayer nos jardins grâce à ses fleurs colorées. Au contraire d’autres espèces communes, cet arbre présentent beaucoup moins d’intérêt pour ses fruits.

Nom CommunPommier du Japon
Nom scientifiqueMalus Floribunda
OrigineJapon
HauteurDe 1 à 2 mètres, jusqu’à 8 mètre
LargeurDe 3 à 4 mètres
Période de floraisonAvril-mai
Récolte des fruitsEn octobre – novembre (non comestibles crus)
Couleurs des fleursRose pâle
Type de feuillageCaducée

Définition du pommier du Japon

Le pommier du Japon (malus floribunda) est un arbre relativement court (de 1 à 10 mètres de haut) avec un port étalé. On le rencontre fréquemment en jardinerie où il est une valeur sure grâce à ses pétales. Mais il est relativement récent. Son introduction en France remonte au milieu du XIXème siècle. Son origine, quant à elle reste incertaine, même si on l’affuble du terme « du Japon. »

S’il est si intéressant pour les jardiniers, c’est probablement grâce à sa floraison importante au printemps qui lui donne un aspect unique. De fin avril à début mai, sur environ 3 semaines, le pommier du Japon, qu’on appelle aussi cognassier du Japon, se pare de fleurs rose pâles. Au fil des jours, elles deviennent blanches et atteignent leur taille maximale.

Ces couleurs particulièrement pétillantes se dénotent très bien sur le feuillage de l’arbre. Des feuilles caducées d’un vert foncé sur lequel se détachent les bourgeons et fleurs.

Une feuille caducée est une feuille d’environ 4 à 8 centimètres de longueur, de forme elliptique et avec de petites incisions tout le long des bords.

Un autre point important du cognassier du Japon, c’est d’être auto fertile. Autrement dit, il ne nécessite pas la présence d’un second pommier pour pouvoir donner des fruits. En effet, en toute logique, ce sont les abeilles et autres petits insectes qui butinent d’une fleur à l’autre et qui permettent la pollinisation et donc la production de fruits.

Cependant, si cette auto fertilité s’avère intéressante et que les fruits résistent bien à l’automne ; les fruits qu’il produit ne sont pas comestibles pour autant. En effet, il faut les cuire pour pouvoir les consommer.

Enfin, on notera sa capacité d’adaptation tant il résiste correctement face à des températures négatives.

Le pommier du japon est avant tout un arbuste décoratif

Les couleurs du pommier du Japon

Comme de nombreux arbres décoratifs, ce sont les couleurs qu’il est capable de produire qui le rendent si intéressant.

Au printemps, avec la remontée de la sève, les feuilles poussent très vite et très densément. Cela produit un feuillage épais qui peut masquer une vue dans un jardin. Les feuilles sont d’un vert profond.

Entre avril et mai, de nombreuses fleurs éclosent. D’abord sous forme de bourgeons d’un rouge carmin, elles deviennent roses puis blanche au fil des jours. De par la taille moyenne de l’arbre, de 1 à 2 mètres de haut généralement, on peut obtenir un très joli effet dans son jardin au moment des floraisons. Ainsi qu’un tapis de pétales dans les semaines qui suivent.

Même s’il fait parti des deux espèces de pommiers qui produisent le plus de fleurs, le cognassier du japon ne rivalise cependant pas avec d’autres arbres à fleurs. Par exemple, le cerisier japonais. Ce dernier produit non seulement des fleurs d’un rose plus éclatant, mais ses feuilles sont également d’un rouge prononcé en été, puis en automne. Ou encore l’acer japonicum dont le feuillage évolue au fil des saisons.

Cependant, à l’inverse de ces autres arbres florifères, il produit des fruits. Ces fruits ont un but principalement décoratif puisqu’ils ne sont pas comestibles crus. Toutefois, ils apportent une palette de couleur au feuillage en l’enrichissant de jaune, de rouge, ou encore d’orange.

Les fruits du pommier du Japon

Les fruits du cognassier du Japon sont spécifiques à cette espèce. Très loin de ce qu’on connaît avec les variétés de pommes communes, ces fruits se différencient à bien des égards.

Tout d’abord, il ne mesure pas plus de 3 à 5 centimètres de diamètre. Ils ont donc plutôt la taille d’un abricot que de celui d’une pomme comme les malus européens peuvent en produire.

Leur couleur est tantôt jaune avec un tirant sur le vert, mais peuvent parfois passer à l’orange ou au rouge. Mûrir est un procédé qui prend du temps et leur récolte ne se déroule que fin de l’automne.

SI on peut les cueillir et les manger, cela ne se fait qu’à la condition de les cuire. En effet, ils ne sont pas comestibles dans leur état naturel. Crûs, ils possèdent une amertume très prononcée. La cuisson permet de réveiller leur goût et de rendre la compote plus sucrée.

Les fruits sont comestibles, à condition de les cuire

Planter un cognassier du Japon

Le pommier du Japon est un arbre relativement résistant qui supporte une large variété de positionnement. Cependant, pour lui donner un maximum de chance de se développer et de produire de belles fleurs, il faut tenir compte de certains paramètres.

Il se plante, de préférence, au soleil, mais il supporte les ombrages partiels. Attention donc à l’endroit où vous souhaitez le planter dans votre jardin afin qu’il ne soit pas en concurrence directe avec des spécimens plus grands.

Le climat n’est pas non plus un ennemi du pommier japonais. Il se développe à merveille entre 15 et 20° tout en acceptant une large amplitude. En effet, il résiste à des hivers rigoureux avec des -10° ou -20°.

Il apprécie particulièrement les sols fertiles et riches bien drainés. Les endroits humides sont donc à proscrire pour éviter un pourrissement des racines. Si vous souhaitez planter dans un sol humide, voire marécageux, le saule est une meilleure option, car il s’agit d’un grand buveur.

Le cognassier du Japon s’acclimate plutôt bien de ce qui l’entoure à moins d’une concurrence importante. Aussi peut-il être planter seul, mais aussi en massif ou en haie d’arbustes fleuris. Ceux ne disposant pas d’espace suffisant pour faire pousser un spécimen de deux mètres ou plus peuvent le conduire en bonsaï ou l’installer dans un bac sur une terrasse ou un balcon. Il faut alors lui prodiguer certains soins pour qu’il survive dans ces conditions.

Comme pour tous les arbres, la plantation en plein sol se fait en automne, lorsque la sève est redescendue dans les racines. Afin de le protéger, un bon paillage est toujours conseillé. Ainsi qu’un mélange de bonne terre avec du terreau pour l’aider à s’enraciner.

En ce qui concerne le semis des graines, il est à faire au printemps en pleine terre.

Entretenir un pommier du Japon

Cet arbre ne nécessite pas d’entretien particulier.

Les professionnels souligneront la nécessite de l’arroser fréquemment, surtout en période de fortes chaleurs et de nettoyer la terre à proximité de l’arbre.

Le paillage est également important les premières années de la vie du pommier japonais afin qu’il puisse se développer au mieux. Un développement qui est d’ailleurs rapide et qui permet d’avoir un beau spécimen en l’espace de quelques années.

Son avantage par rapport au pommier commun est de mieux résister à la tavelure. Il s’agit de champignons qui colonisent aussi bin les feuilles que les fruits et qui produisent des tâches brunâtres.  Une maladie qui touche les pommiers, mais aussi les poiriers, les pruniers, etc. Par contre, d’autres maladies existent comme :

  • L’oïdium
  • Le pourridié
  • Le chancre bactérien
Le cognassier du japon n’exige pas beaucoup d’entretien

Tailler un pommier du Japon

Il est nécessaire de tailler régulièrement son pommier du Japon. Sans quoi, il se développe et perd sa forme étalée ou boule qu’on peut lui donner.

Idéalement, comme pour la plupart des arbres, la taille doit se faire deux fois par an. Cela assure également la santé de l’arbre et lui permet de se régénérer et d’avoir un feuillage plus dense.

Conseil : il est préférable de tailler l’arbre au début de l’été, vers juin, pour la première fois. Ainsi, on peut profiter de sa floraison tout en splendeur tout en prenant soin de son plant. En effet, une taille précoce risque de faire disparaître une bonne partie des fleurs.

La seconde taille peut avoir lieu à la fin de l’été lorsque l’arbre a encore de la vigueur. Ou alors à la fin de l’automne, lorsque la sève est retournée dans les racines et qu’on ne risque pas de mettre en péril sa survie durant l’hiver.

Bien sûr, la taille n’est conseillé que si vous souhaitez lui donner une forme particulière. Il est tout à fait possible de le laisser se développer et prendre la forme qu’il aurait au naturel. Cela demande moins d’entretien, mais n’est pas moins joli pour autant.

S’il est planté en haie ou en massif, il est nécessaire de tenir compte de tous les individus et de leur laisser suffisamment d’espace pour se développer. De manière général, il est conseillé de laisser une distance de 1 à 2 mètres entre chaque plant.

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